Comment devenir growth hacker - MaFormation

Comment devenir growth hacker

Le growth hacker a un seul objectif : faire grossir une entreprise, vite. Pour y arriver, il pioche dans le marketing, la data et le code sans jamais se laisser enfermer dans une seule case.
Mis à jour le , publié en février 2022
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Par L'équipe MaFormation

Le terme est né à San Francisco en 2010, sous la plume de Sean Ellis, alors chargé de faire décoller Dropbox. Depuis, le growth hacking a quitté le garage des startups pour s'installer dans les services marketing des entreprises de toutes tailles. Aujourd'hui, le growth hacker est l'un des profils les plus recherchés du numérique.

Quel est le rôle d'un growth hacker ?

Le growth hacker a pour mission de trouver les leviers d'acquisition et de rétention les plus rentables pour une entreprise, en croisant données, expérimentation et techniques digitales. Contrairement au responsable marketing traditionnel, il ne mise pas sur une stratégie de long terme : il teste, mesure, échoue rapidement et recommence jusqu'à identifier ce qui fonctionne vraiment. Son terrain de jeu couvre aussi bien la conquête de nouveaux utilisateurs que la fidélisation de ceux déjà acquis.

Dans la pratique, sontravail consiste à :

  • Analyser les données clients et le comportement des utilisateurs sur le site ou l'application
  • Identifier les canaux d'acquisition les plus rentables : SEO, SEA, réseaux sociaux, emailing, referral
  • Concevoir et tester des campagnes à cycle court pour valider ou écarter rapidement une hypothèse
  • Mettre en place des solutions créatives et souvent techniques pour accélérer la croissance
  • Collaborer avec les équipes marketing, produit et développement pour aligner les actions
  • Mesurer les résultats à chaque étape, ajuster les campagnes et reporter à la direction.

Quelle formation pour devenir growth hacker ?

Il n'existe pas de diplôme officiel de growth hacker. Marketing digital, développement web, data analyse, intelligence artificielle : peu importe la porte d'entrée, c'est la combinaison des disciplines qui forge le profil. Un bac+2 technique peut mener aussi loin qu'un Master, à condition de construire les bonnes compétences au fil du parcours.

Bac + 2 :

  • BTS Communication
  • BTS Systèmes numériques
  • BTS Négociation et digitalisation de la relation client (BTS NDRC)

Bac + 3 :

  • Licence professionnelle Métiers du marketing opérationnel
  • Bachelor Chef de projet digital
  • Bachelor Développeur Web
  • Bachelor Commerce et marketing

Bac + 5 :

  • Master Commerce et marketing digital
  • Mastère Data Marketing
  • Mastère Expert en stratégies digitales
  • Mastère Manager en acquisition numérique
  • Titre professionnel Responsable d'activité commerciale et marketing
  • Titre professionnel Expert en stratégie digitale

Face à un parcours sans cursus fléché, la première question à se poser est la suivante : par quel angle voulez-vous entrer ? Si vous venez du développement web ou de la data, un Bachelor Chef de projet digital ou une Licence pro marketing vous donnera la couche stratégique qui manque. Si vous avez déjà un profil marketing, c'est la technique qui fera la différence : maîtrise du code, des outils d'automatisation, de la donnée.

Certains profils en reconversion choisissent directement un titre professionnel inscrit au RNCP (Répertoire National des Certifications Professionnelles) de niveau bac+3 ou bac+5, éligible au CPF (Compte Personnel de Formation), pour gagner en crédibilité sur un marché qui recrute avant tout sur les compétences démontrées. Plusieurs de ces formations sont accessibles à distance, ce qui peut faciliter une montée en compétences en parallèle d'une activité professionnelle.

Devenez growth hacker

Quelles sont les qualités requises pour devenir growth hacker ?

Ce qui distingue un bon growth hacker d'un webmarketeur classique tient souvent moins aux outils qu'à la façon d'aborder les problèmes.

Qualités humaines indispensables

Le growth hacker est avant tout curieux : il teste de nouveaux outils dès leur sortie, suit les tendances et remet en question ses méthodes dès qu'elles s'essoufflent.

Doté d'une vraie tolérance à l'échec, il analyse ce qui n'a pas fonctionné et rebondit sans s'attarder. Son esprit analytique lui permet d'extraire une décision concrète d'une page de données en quelques minutes.

Rigoureux dans sa démarche, il documente chaque test et trace chaque résultat. Il sait aussi faire preuve de pédagogie pour vulgariser ses conclusions auprès d'interlocuteurs très différents, du développeur au directeur général.

Compétences techniques incontournables

Compétences techniques complémentaires

  • Marketing automation : Zapier, HubSpot, outils d'emailing
  • A/B testing : conception et lecture de tests à cycle court
  • CRM et gestion de la donnée : segmentation, scoring, analyse des cohortes

Quel est le salaire d'un growth hacker ?

Le growth hacking attire en partie pour ses perspectives de rémunération, attractives dès l'entrée dans ce domaine.

  • En début de carrière, la fourchette s'établit entre 35 000 et 36 000 € brut par an, soit environ 2 900 à 3 000 € net par mois.
  • Après cinq années d'exercice, la rémunération évolue vers une fourchette dépassant les 5 400 € brut mensuels.

Ce qui fait vraiment varier le salaire, c'est d'abord le type de structure. Une startup en phase de croissance rapide paiera souvent plus qu'une PME traditionnelle, parfois en complétant le fixe par des parts variables ou des BSPCE (bons de souscription de parts de créateur d'entreprise). Le statut joue également un rôle déterminant : les growth hackers qui choisissent le freelance peuvent facturer des missions ponctuelles à des tarifs journaliers bien supérieurs à un équivalent salarié, au prix d'une moindre stabilité.

Les perspectives d'évolution pour votre carrière

Le growth hacker ne reste généralement pas longtemps au même poste, et c'est souvent voulu. Après deux ou trois ans à piloter des campagnes d'acquisition, les portes vers des responsabilités plus larges s'ouvrent naturellement.

La trajectoire la plus fréquente mène vers des postes de responsable webmarketing ou de Head of Growth, avec une équipe à manager et un budget plus conséquent à piloter. Les profils qui développent une expertise forte sur la data peuvent évoluer vers des fonctions de Chief Marketing Officer dans des structures de taille moyenne. D'autres choisissent de se spécialiser : expert SEO, consultant en marketing automation, spécialiste acquisition payante.

Le passage en freelance ou en consulting représente une autre voie très prisée dans ce milieu. Après quelques années de résultats prouvés, intervenir en mission pour plusieurs clients simultanément offre une liberté et une diversité d'expériences difficiles à trouver en CDI. Certains franchissent le pas encore plus loin en montant leur propre agence de growth.

Votre futur environnement de travail

L'environnement du growth hacker ressemble rarement à celui d'un service marketing classique. Dans une startup, vous travaillerez probablement dans un open space animé, au contact direct du produit et des développeurs, avec des réunions courtes et des décisions rapides. Le rythme peut être soutenu, surtout en phase de lancement ou de levée de fonds : les objectifs de croissance pèsent, et tout le monde le sait.

En agence ou dans une entreprise plus établie, l'ambiance est généralement plus structurée. Les cycles de validation sont plus longs, les budgets mieux définis, mais la marge de manœuvre pour expérimenter peut s'en trouver réduite. Vous naviguerez entre plusieurs interlocuteurs : équipe produit, direction commerciale, développeurs, parfois agences externes.

Avantages et inconvénients du métier

Dans un secteur digital en mouvement permanent, le growth hacker a la chance d'exercer une fonction qui évolue avec lui.

Avantages :

  • Diversité des missions : aucune semaine ne ressemble à la précédente. Analyse de données, création de campagnes, tests techniques, stratégie : le périmètre d'intervention est large par définition.
  • Rémunération attractive dès le départ : même en sortie de formation, le poste se positionne nettement au-dessus de la moyenne des jeunes actifs du secteur numérique.
  • Forte employabilité : les entreprises qui recrutent des growth hackers sont nombreuses et variées, des startups aux grands groupes, ce qui offre une vraie liberté de choix.

Inconvénients :

  • Pression sur les résultats : le growth hacker est attendu sur des chiffres concrets et réguliers. Dans certaines structures, cette pression peut devenir pesante sur la durée.
  • Veille permanente obligatoire : les outils, les algorithmes et les pratiques évoluent vite. Sans formation continue, un profil peut se retrouver dépassé en quelques années.

Sous quel statut exercer en tant que growth hacker ?

Beaucoup de growth hackers commencent en CDI et basculent en freelance après deux ou trois ans, une fois leur réputation établie et leur réseau suffisamment solide pour générer des missions régulières. La question du statut se pose donc tôt ou tard pour une grande partie de ce profil.

En indépendant, le choix se fait souvent entre la micro-entreprise pour démarrer vite et tester le marché, et la SASU pour ceux qui visent un volume d'affaires plus important et souhaitent optimiser leur rémunération. La SASU offre plus de souplesse sur la gestion des charges et rassure davantage les clients grands comptes. Dans les deux cas, une assurance responsabilité civile professionnelle est vivement recommandée : en cas de litige sur les résultats d'une campagne, elle peut faire toute la différence. Les plateformes Malt ou Upwork restent une bonne rampe de lancement pour décrocher les premières missions.

Le growth hacking est-il concerné par les progrès de l'intelligence artificielle ?

Le growth hacker travaille avec l'IA tous les jours, que ce soit pour générer des dizaines de variantes d'un même message publicitaire, scorer automatiquement une liste de leads ou analyser en temps réel le comportement d'utilisateurs sur une page. Des outils comme Jasper, les API d'OpenAI ou les fonctions prédictives de HubSpot font partie du kit de base.

Ce qui change concrètement, c'est le rapport au temps. Là où un test A/B prenait plusieurs jours de préparation, il en prend désormais quelques heures. Ce gain redistribue l'énergie vers ce qui exige du jugement humain : choisir le bon marché à attaquer, construire une hypothèse solide, décider quand arrêter un canal qui ne convertit plus. Savoir prompter, lire une sortie de modèle et intégrer une API dans un workflow growth est déjà une compétence attendue par les recruteurs les plus exigeants.

©N Katie/peopleimages.com - stock.adobe.com

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