Comment se reconvertir vers le métier de business analyst - MaFormation

Comment se reconvertir vers le métier de business analyst

Vous analysez tout, tout le temps : les situations, les données, les décisions à prendre ? Le rôle de business analyst n'attend que vous.
Publié le
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Par Istvan Drouyer

Le business analyst est la cheville ouvrière des projets d'entreprise : il traduit les besoins des équipes opérationnelles en solutions concrètes, souvent technologiques. Dans une grande banque, il recueille les attentes des conseillers pour améliorer un outil de gestion client. Dans une startup, il cartographie les processus défaillants et propose des pistes d'optimisation. C'est un poste de liaison, à mi-chemin entre le terrain et les équipes IT ou stratégiques.

Les missions varient selon les secteurs (finance, assurance, retail, santé, industrie) et les spécialisations sont nombreuses : business analyst fonctionnel, data business analyst, digital business analyst ou encore AMOA (assistant à maîtrise d'ouvrage). Un dénominateur commun : la capacité à comprendre vite, à synthétiser mieux, et à convaincre clairement.

Pourquoi choisir le métier de business analyst pour sa reconversion ?

Le marché du travail envoie des signaux clairs : les profils business analyst figurent parmi les plus recherchés dans la tech et les services. Voici pourquoi cette reconversion mérite votre attention.

  • Un secteur qui recrute activement : la transformation digitale des entreprises crée une demande soutenue. Les ESN (entreprises de services numériques) peinent à pourvoir leurs postes, et cette tendance ne montre pas de signe d'essoufflement.
  • Une rémunération attractive dès l'entrée : le salaire de départ est nettement au-dessus de la moyenne nationale, et la progression avec l'expérience est parmi les plus rapides du secteur tertiaire.
  • Des horaires majoritairement réguliers : contrairement à de nombreux métiers en tension, le business analyst travaille le plus souvent en journée, dans un cadre bureau ou en télétravail partiel.
  • Votre expérience antérieure est un atout : un passé en gestion de projet, finance, RH ou dans un secteur métier est souvent perçu comme un plus par les recruteurs. Vous arrivez avec une connaissance du terrain que les jeunes diplômés n'ont pas.
  • Une possible évolution vers le freelance : avec quelques années d'expérience, le passage en indépendant est courant et ouvre la voie à des missions variées et bien rémunérées.

La minute vérité : le métier exige une grande disponibilité relationnelle : réunions fréquentes, gestion d'interlocuteurs aux profils variés, parfois dans des environnements sous pression. Si vous cherchez un poste très solitaire ou peu orienté communication, cette voie n'est probablement pas la bonne. L'anglais professionnel est par ailleurs souvent indispensable, notamment dans les grandes structures et les ESN.

Avez-vous le profil pour vous reconvertir en business analyst ?

Pas besoin d'un profil tech pur pour réussir dans ce rôle. Ce qui compte, c'est une combinaison de qualités analytiques et humaines que vous avez peut-être déjà développées sans le savoir.

Ce métier est fait pour vous si vous :

  • aimez comprendre comment les choses fonctionnent (processus, organisations, systèmes)
  • savez passer d'un sujet à l'autre sans perdre le fil
  • êtes à l'aise pour animer des réunions ou des ateliers
  • avez le sens du détail sans perdre la vision d'ensemble
  • savez vulgariser des sujets complexes

Compétences clés attendues :

  • analyse et modélisation des besoins (méthodes comme UML ou BPMN)
  • rédaction de cahiers des charges fonctionnels
  • maîtrise avancée des outils bureautiques (Excel, PowerPoint, parfois SQL ou Power BI)
  • gestion de projet et méthodes agiles (Scrum, Kanban)
  • sens de l'écoute et de la négociation

Quelle formation pour se reconvertir vers le métier de business analyst ?

Les parcours accessibles aux adultes en reconversion sont variés et s'adaptent à votre niveau de départ comme à vos contraintes de temps. Bonne nouvelle pour les personnes en poste : de nombreuses formations sont accessibles à distance, avec des entrées mensuelles. Selon votre profil, vous pouvez viser une certification courte qui valorise une expérience existante, ou un diplôme de niveau Bac+5 qui ouvre les portes des grandes structures et des ESN.

Formations courtes certifiantes :

  • Certificats professionnels en business analyse, souvent accessibles sans prérequis diplômant
  • Préparation aux certifications internationales ECBA ou CCBA délivrées par l'IIBA (Institut International de Business Analysis)
  • Bootcamps intensifs à temps plein, idéaux pour une reconversion rapide

Formations de niveau bac+2 à bac+3 :

  • BTS Systèmes d'information et numérique
  • Licences professionnelles en management de projet ou systèmes d'information

Formations de niveau Bac+5 :

  • Masters spécialisés en management des systèmes d'information
  • Titres professionnels AMOA (assistant à maîtrise d'ouvrage)

Quel salaire pour un business analyst ?

La rémunération varie selon l'expérience, la localisation et le secteur. À Paris, les salaires sont généralement de 10 à 15 % supérieurs à la moyenne nationale.

  • En début de carrière : entre 36 000 et 42 000 € brut par an (environ 2 500 à 2 800 € net/mois)
  • Après cinq ans d'expérience : entre 50 000 et 65 000 € brut par an

Les primes représentent une part minoritaire du salaire : c'est bien le fixe qui compte, à négocier dès l'embauche. Les grandes ESN et les banques affichent des grilles salariales plus élevées que les PME.

Et après ? Vos perspectives d'évolution

Selon vos appétences, plusieurs directions s'offrent à vous :

  • Chef de projet / product owner : C’est la progression la plus classique. Vous prenez la responsabilité d'un projet ou d'un produit entier, avec une équipe à piloter.
  • Consultant senior ou manager en ESN : vous devenez l'interlocuteur référent d'un client, avec parfois des missions de management d'équipe junior.
  • Directeur de projet ou architecte fonctionnel : pour les profils les plus expérimentés, les postes de direction de programmes ou d'architecture SI sont accessibles, avec des rémunérations supérieures à 90 000 € brut.
  • Data analyst : vous vous spécialisez dans l'exploitation et l'interprétation des données, un virage naturel pour les business analysts attirés par les chiffres et la visualisation.
  • Consultant BI : vous concevez et pilotez des outils d'aide à la décision, à l'intersection entre la stratégie d'entreprise et les solutions décisionnelles.

Comment financer sa reconversion de business analyst ?

Bonne nouvelle : les dispositifs de financement sont nombreux et bien adaptés à ce type de transition professionnelle.

  • CPF (Compte Personnel de Formation) : point de départ incontournable. De nombreuses formations business analyst sont référencées sur Mon Compte Formation et éligibles à ce dispositif.
  • AIF (Aide Individuelle à la Formation) : pour les demandeurs d'emploi, France Travail peut prendre en charge tout ou partie des frais de formation.
  • PTP (Projet de Transition Professionnelle) : les salariés en poste peuvent suivre une formation longue tout en conservant leur salaire (prise en charge à 90-100 %).
  • Financement employeur via l'OPCO : si votre entreprise voit un intérêt à votre montée en compétences, elle peut co-financer votre parcours.
  • Aides régionales : certains conseils régionaux abondent les CPF ou financent directement des formations dans les secteurs en tension numérique.

5 étapes concrètes pour lancer votre reconversion dès aujourd'hui

1. Faites le bilan de vos compétences transférables.

Avez-vous déjà rédigé un cahier des charges, animé un atelier de recueil de besoins, ou servi d'interface entre des équipes aux logiques différentes ? Ces expériences, même issues d'un tout autre secteur, sont exactement ce que les recruteurs recherchent.

2. Choisissez votre spécialisation cible

Business analyst IT, fonctionnel, data, AMOA… chaque orientation a ses codes et ses formations. Un passé en finance oriente vers la BI ou le secteur bancaire, une expérience en RH vers les projets SIRH. Votre secteur d'origine est souvent votre meilleur point d'entrée.

3. Consultez votre solde CPF

Rendez-vous sur moncompteformation.gouv.fr. Un solde de 2 000 à 5 000 € suffit souvent pour financer une formation certifiante courte. Si votre solde est insuffisant, France Travail ou votre employeur selon votre situation peut abonder votre dossier.

4. Rencontrez des professionnels en poste

Forums spécialisés, meetups dédiés aux métiers du numérique, réseaux professionnels : les occasions d'échanger avec des praticiens en activité ne manquent pas. Quelques conversations suffisent souvent pour avoir une vision réaliste du quotidien : les outils réellement utilisés, les secteurs qui recrutent, les certifications qui font la différence sur un CV.

5. Candidatez à des formations tout au long de l'année

Inutile d'attendre septembre. La plupart des cursus ouvrent des sessions chaque mois, en distanciel. Vous pouvez démarrer votre transition professionnelle dans les six prochaines semaines.

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