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Le commerce de gros formera 15 000 chômeurs

Métiers qui recrutent Le 19 janvier 2012

Alors que ce secteur peine à recruter, la Confédération française du commerce interentreprises s'engage à former des chômeurs. Elle souligne également qu'elle propose des salaires attractifs, 15 à 25% supérieurs à ceux de la grande distribution alimentaire.

Le commerce de gros formera 15 000 chômeurs

"Près d'une offre d'emploi sur deux ne trouve pas preneur". Pour faire face à ses difficultés de recrutement, la Confédération française du commerce interentreprises (CGI) s'est engagée, mardi 17 janvier, à former 15 000 chômeurs via des préparations opérationnelles à l'emploi (POE) collectives. Ce dispositif créé en 2008 vise à réduire l'écart entre les compétences des candidats et les compétences requises par le poste.

Les POE qui seront mises en place par la CGI seront principalement tournées vers les domaines logistiques, comme "les emplois de caristes", a indiqué Bernard Mahnes, président de la Confédération. Cette dernière lancera également une campagne de communication visant à mieux faire connaître le négoce et le commerce de gros. Une opération relayée fin janvier sur le site Mybtob.fr. De nombreuses informations concernant notamment les métiers du secteur ainsi que des offres d'emploi y sont aujourd'hui déjà disponibles.

Déficit de notoriété

Mybtob rappelle également que chaque année, le commerce de gros embauche 120 000 salariés par an, dont "95% en CDI". Pourtant, ce secteur souffre d'une faible notoriété liée, notamment à la taille des entreprises. Selon Bernard Mahnes, les PME, qui représentent 97% du secteur, "ne vont pas utiliser des panneaux d'affichage" pour se faire connaître. Autre difficulté pour attirer les candidats à l'emploi, ces entreprises "ne s'adressent pas au grand public puisque leurs clients sont des professionnels. Les étudiants, leurs parents, les demandeurs d'emploi ne sont pas forcément au courant de ce type d'embauche", a justifié Bernard Mahnes.

Enfin, le secteur est victime d'une faible reconnaissance "auprès des pouvoirs publics ou même de Pôle Emploi", a-t-il ajouté. Un argument de poids devrait cependant motiver les demandeurs d'emploi : ce secteur propose des salaires "15 à 25% supérieurs à ceux de la grande distribution alimentaire".

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