Pro-A : quelles sont les formations éligibles au dispositif ?
Mise à jour octobre 2026 : la Pro-A a été supprimée. Depuis le 1er février 2026, elle est remplacée par la période de reconversion, ouverte à tous les salariés du privé sans condition de diplôme. Les Pro-A dont l'avenant a été signé avant le 1er janvier 2026 se poursuivent normalement.
Le dispositif Pro-A visait à faciliter l'évolution ou la reconversion professionnelle des salariés les moins qualifiés au moyen d'une formation en alternance ou d'une action de VAE (validation des acquis de l'expérience). Découvrez qui pouvait bénéficier de la promotion par l'alternance et ce qui la remplace aujourd'hui.
La Pro-A (promotion ou reconversion par l'alternance) a été créée par la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel. Ce dispositif remplaçait la période de professionnalisation. Il intégrait une formation en alternance ou un parcours de VAE devant aboutir à l'obtention d'un diplôme d'État, d'un titre professionnel ou d'une certification enregistrée au RNCP (répertoire national des certifications professionnelles). Les certifications accessibles étaient fixées par chaque branche professionnelle, dans un accord collectif étendu.
L'objectif était simple : favoriser l'employabilité et la mobilité des salariés les moins qualifiés ou diplômés pour qu'ils puissent plus facilement changer de poste, voire changer de métier et s'épanouir professionnellement dans un tout autre secteur d'activité. La mise en place de ce dispositif de formation correspondait à une prise en compte des évolutions techniques et des changements d'organisation du travail qui impactent l'ensemble des domaines d'activité et ont tendance à fragiliser certains salariés plus que d'autres.
Pro-A, quel public était éligible ?
Le dispositif Pro-A concernait :
- les salariés en CDI, y compris en CDI intérimaire (CDII)
- les sportifs professionnels ou entraîneurs professionnels en CDD
- les salariés en CUI (contrat unique d'insertion) à durée indéterminée
- les salariés en activité partielle
Toutefois, une autre condition tout aussi importante était à remplir pour pouvoir être éligible au dispositif : le niveau de qualification !
Quel niveau de diplôme fallait-il pour être éligible à la Pro-A ?
La promotion par l'alternance était réservée aux salariés dont le niveau de qualification était inférieur à un bac+3, c'est-à-dire au niveau licence. Ainsi, par exemple, des salariés diplômés d'un CAP, d'un BTS ou d'un DUT pouvaient parfaitement prétendre au dispositif Pro-A. La demande pouvait être réalisée à l'initiative de l'employeur ou du salarié souhaitant améliorer son employabilité ou bénéficier d'une promotion.
Et aujourd’hui, quelles certifications viser en période de reconversion ?
Le successeur de la Pro-A conserve une logique certifiante. Le salarié y prépare une certification inscrite au RNCP, un certificat de qualification professionnelle (CQP) ou le certificat CléA. Il peut aussi viser un ou plusieurs blocs de compétences, une option utile pour avancer par étapes vers un diplôme ou un titre complet. Le volume de formation reste encadré par la loi, mais un accord collectif peut l’étendre jusqu’à 2 100 heures sur trois ans pour les parcours les plus longs.
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