CPF : le plafonnement entre en vigueur ce jeudi, ce que ça change pour vous
Adopté dans la loi de Finances promulguée début février, le plafonnement des droits mobilisables via le Compte personnel de formation (CPF) s’applique dès ce jeudi 26 février. La mesure a été officialisée par un décret paru au Journal officiel ce mercredi 25 février. Quels sont les principaux changements pour les actifs souhaitant utiliser leurs droits à la formation ? Voici ce qu'il faut retenir.
CPF : un plafond qui limite la prise en charge
Même avec un solde CPF bien garni, les actifs devront désormais plus souvent mettre la main au portefeuille pour financer leur formation - et ce, en plus du reste à charge déjà en vigueur.
À partir de ce jour, le montant du plafonnement varie en fonction du type de formation choisi :
- 1 500 euros pour les actions de formation conduisant à une certification inscrite au répertoire spécifique (certifications linguistiques, TOEIC, CACES titre professionnel, etc.)
- 1 600 € pour les bilans de compétences
- 900 € pour les permis de conduire de véhicule à moteur léger (catégorie A1, A2, B1, B), une prise en charge réservée exclusivement aux demandeurs d'emploi.
Prenons l'exemple de Sophie, chargée de communication souhaitant se certifier en marketing digital pour évoluer vers un poste de traffic manager. Elle a repéré une formation à 2 000 euros. Son CPF affiche un solde de 3 500 euros : largement de quoi couvrir la facture, en apparence.
Avec le nouveau plafonnement, seuls 1 500 euros pourront être mobilisés depuis son compte. Sophie devra donc régler 500 euros de sa poche, auxquels s'ajoute le reste à charge de 103,20 euros, soit un total de 603,20 euros à débourser personnellement.
Alimentation du compte, plafond global, ticket modérateur : ce qui ne change pas
Les principales règles régissant le fonctionnement du CPF restent inchangées. Chaque actif accumule 500 euros par an (ou 800 € pour les moins diplômés et les personnes en situation de handicap), dans la limite d'un plafond de 5 000 € ou (8 000 € pour les profils concernés).
Le reste à charge est toujours d'actualité et a été fixé à 103,20 euros en janvier 2026, tandis que les profils jusqu'ici exemptés continuent de l'être : demandeurs d'emploi inscrits auprès de France Travail, salariés dont la formation est cofinancée par leur employeur, ainsi que les personnes en reconversion suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle.
Pourquoi ces nouvelles restrictions ?
Derrière ces nouvelles restrictions, une logique avant tout budgétaire : "La mesure doit permettre "250 millions d'euros d'économies, dont 150 millions au titre de 2026", a annoncé le ministère du Travail à l'AFP le 21 février dernier.
Mais l'argument financier n'est pas le seul avancé. Le gouvernement entend également assainir un dispositif qui a, par le passé, souffert de certaines dérives : démarchages abusifs, offres de piètre qualité, voire franchement frauduleuses. En les incitant à contribuer davantage financièrement, l'exécutif espère que les bénéficiaires seront plus sélectifs dans leur choix de formation.
©maurice norbert - stock.adobe.com
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