Comment devenir assureur - MaFormation

Comment devenir assureur

Protéger les gens contre les imprévus de la vie, c'est une vraie responsabilité. Celle que l'assureur assume chaque jour, entre conseil, vente et gestion de sinistres.
Mis à jour le , publié en juillet 2020
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Par Johannie BONIN

Dans un pays où l'assurance est quasi omniprésente, du logement à la santé en passant par la retraite, l'assureur occupe une position stratégique. Professionnel du risque autant que de la relation client, il guide ses assurés dans des choix qui pèsent lourd le jour où un sinistre survient. Un métier de terrain, de chiffres et de confiance.

Quel est le rôle d'un assureur ?

L'assureur vend des contrats d'assurance et accompagne ses clients pour qu'ils soient couverts face aux aléas de la vie : accidents, maladies, catastrophes naturelles, pertes financières. Ce professionnel exerce généralement au sein d'une société d'assurance ou d'un établissement bancaire. Son travail consiste à :

  • analyser les besoins de chaque client et proposer le contrat le plus adapté à sa situation
  • commercialiser des produits d'assurance (santé, auto, habitation, prévoyance, retraite…)
  • constituer et suivre les dossiers de souscription
  • assurer le suivi des sinistres et veiller à la bonne indemnisation des assurés
  • prospecter de nouveaux clients et fidéliser le portefeuille existant
  • réaliser une veille réglementaire et sectorielle pour rester à jour sur les évolutions du marché

À noter : son poste se distingue clairement de celui du courtier en assurance, qui joue un rôle d'intermédiaire entre les clients et les compagnies, et de l'agent général d'assurance, travailleur indépendant mandaté par une seule compagnie.

Quelle formation pour devenir assureur ?

Plusieurs parcours permettent d'accéder au métier, du bac+2 au bac+5, avec une place réelle pour les formations en alternance et les titres professionnels adaptés aux adultes en reconversion.

Bac+2 :

  • BTS Assurance
  • BTS Management Commercial Opérationnel (BTS MCO)
  • BTS Négociation et Digitalisation de la Relation Client (BTS NDRC)
  • BTS conseil et commercialisation de solutions techniques
  • BUT Techniques de commercialisation

Bac+3 :

  • Licence professionnelle Assurance, Banque, Finance – parcours Assurance
  • Licence professionnelle Commerce et distribution

Bac+5 :

  • Master en droit des assurances ou gestion des risques
  • Master en finance, banque, assurance (IAE ou école de commerce)

Titres professionnels et certifications :

  • Titre professionnel Conseiller en assurances (enregistré au RNCP)
  • CQP Chargé de relation clientèle assurance

Si vous venez d'un autre secteur, un titre professionnel accessible via le CPF représente un bon point d'entrée. Le BTS Assurance en alternance est particulièrement apprécié des recruteurs : il combine formation théorique et immersion directe dans le métier. Pour les profils commerciaux déjà en poste, une licence pro ou un CQP permet de se spécialiser sans repartir de zéro.

Quelles sont les qualités requises pour devenir assureur ?

Transformer l'inquiétude d'un client face à l'inconnu en décision éclairée et sereine mobilise bien plus qu'un bon argumentaire commercial. Voici les qualités et compétences nécessaires pour accéder au métier d’assureur.

Qualités humaines indispensables

Convaincre un client de souscrire un contrat d'assurance demande une capacité d'écoute réelle : il faut comprendre sa situation, ses craintes, ses priorités, avant même de parler de produit. La confiance que dégage l'assureur est souvent ce qui emporte la décision : un professionnel hésitant a très peu de chance de convaincre. L'assureur rencontre chaque jour avec des interlocuteurs aux profils très variés, ce qui suppose une grande adaptabilité relationnelle. La rigueur intervient dès la constitution des dossiers : une erreur dans un contrat peut avoir des conséquences lourdes au moment d'un sinistre. Enfin, la résistance à la pression est une qualité souvent sous-estimée : les objectifs commerciaux sont courants, et tenir le cap sans se laisser déborder fait partie du quotidien.

Compétences techniques incontournables

  • Maîtrise des produits d'assurance (IARD, vie, prévoyance, santé) et des mécanismes de couverture des risques
  • Techniques de vente et de négociation commerciale
  • Connaissances juridiques de base en droit des assurances et droit des contrats

Compétences techniques complémentaires

  • Outils CRM et logiciels de gestion de portefeuille client
  • Notions de comptabilité et de finance pour accompagner les clients sur les produits d'épargne et de retraite
  • Veille réglementaire sur les évolutions législatives du secteur (directive DDA, RGPD…)

Quel est le salaire d'un assureur ?

Le secteur de l'assurance offre des rémunérations stables à l'entrée, avec une progression réelle dès lors que l'on développe un portefeuille client solide.

  • Niveau débutant : entre 25 000 et 30 000 € brut par an, environ 1 660 à 1 990 € net par mois
  • À partir de 5 ans d'expérience : entre 35 000 et 40 000 € brut par an, soit environ 2 320 à 2 650 € net par mois

La rémunération variable joue un rôle central dans ce métier : la plupart des postes intègrent une part de commission sur les contrats souscrits, qui peut représenter une portion significative du revenu total. Un assureur qui développe activement son portefeuille peut ainsi dépasser sensiblement ces fourchettes. Les grands groupes offrent des grilles salariales encadrées et des avantages sociaux solides, tandis qu'un agent général indépendant voit ses revenus directement indexés sur son volume d'affaires.

Les perspectives d'évolution pour votre carrière

À mesure qu'un assureur gagne en expérience et en expertise produit, son parcours peut évoluer dans plusieurs directions. Un conseiller en assurances peut progresser vers un poste de responsable d'agence, puis de directeur régional. Dans les grandes structures, des fonctions de management d'équipe ou de pilotage de portefeuille s'ouvrent aux profils confirmés. Une spécialisation est également envisageable : assurance des professionnels, prévoyance patrimoniale ou souscription technique sont des voies valorisées par les compagnies.

L'entrepreneuriat constitue aussi une trajectoire fréquente : après quelques années en société, certains assureurs deviennent agents généraux d'assurance, à la tête de leur propre structure. Enfin, les compétences commerciales et la maîtrise des produits financiers facilitent une transition vers des métiers connexes comme le courtage en assurance ou le conseil en banque, sous réserve des certifications requises.

Votre futur environnement de travail

La plupart du temps, vous exercerez depuis une agence ou un espace de vente dédié, face à des clients qui viennent en rendez-vous ou que vous recevez après une prise de contact à distance. Le rythme est souvent soutenu : entre les rendez-vous de souscription, les appels pour suivre un sinistre et les relances commerciales, les journées sont rarement monotones.

Vous travaillerez en lien étroit avec des experts sinistres, des gestionnaires de contrats et parfois des équipes marketing, selon la taille de la structure. Dans certains postes, notamment en assurance des professionnels ou en gestion de grands comptes, vous passerez une part de votre temps chez vos clients, ce qui donne au métier une dimension mobile et variée. Les horaires sont en général ceux d'un bureau classique, mais la pression sur les objectifs peut créer des pics d'activité en fin de trimestre.

Avantages et inconvénients du métier

L'assurance est un secteur résilient, peu exposé aux crises économiques : les gens ont toujours besoin d'être protégés, ce qui confère au métier une vraie stabilité.

Avantages :

  • Un secteur qui recrute en continu : le marché de l'assurance est structurellement en demande de conseillers commerciaux, ce qui facilite l'insertion et limite les périodes de chômage.
  • Une rémunération évolutive : la part variable liée aux performances commerciales permet d'augmenter sensiblement ses revenus avec l'expérience et l'implication.
  • Des débouchés variés : les compétences acquises ouvrent des portes dans la banque, la gestion de patrimoine ou le courtage.

Inconvénients :

  • Une pression commerciale permanente : les objectifs de souscription sont omniprésents et peuvent peser sur le quotidien, notamment en début de carrière.
  • Des produits complexes à maîtriser : le secteur évolue régulièrement, ce qui implique une mise à jour continue des connaissances.

Quelle est la différence entre un assureur, un courtier et un agent général d'assurance ?

Ces trois métiers gravitent autour de l'assurance, mais leurs rôles et leurs modes d'exercice sont bien distincts. L'assureur, au sens de conseiller salarié d'une compagnie, commercialise exclusivement les produits de la société qui l'emploie. Il bénéficie d'une structure, d'un portefeuille clients et d'objectifs définis par son employeur. Le courtier en assurance est un intermédiaire indépendant : il compare les offres de plusieurs compagnies pour trouver le contrat le plus adapté à son client, sans être lié à un seul assureur. L'agent général d'assurance occupe une position intermédiaire : travailleur indépendant, il représente localement une compagnie d'assurance qui le mandate pour distribuer ses produits, tout en gérant sa propre structure. Ces distinctions ont des conséquences concrètes sur le parcours de formation, le statut juridique et les perspectives de rémunération. Savoir dans quel type de structure vous souhaitez évoluer est donc une question à trancher dès le choix de votre formation.

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