Comment devenir installateur sanitaire - MaFormation

Comment devenir installateur sanitaire

Les chantiers de rénovation n’ont jamais été aussi nombreux en France. L’installateur sanitaire est parmi les premiers à intervenir, et parmi les derniers à craindre pour son emploi.
Mis à jour le , publié en janvier 2017
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Par gbriand

On l’appelle plombier sanitaire, monteur en installations sanitaires, selon les entreprises et les régions. Derrière ces appellations se cache un même professionnel, spécialisé dans tout ce qui touche à l’eau dans un bâtiment. Il intervient sur les robinetteries, les canalisations, les évacuations et les raccordements, de la cuisine à la buanderie, en neuf comme en rénovation. Un profil recherché, dans un secteur qui recrute.

Quel est le rôle d’un installateur sanitaire ?

Spécialiste du second œuvre, l’installateur sanitaire prend en charge l’ensemble des installations liées à l’eau courante dans un bâtiment. Qu’il intervienne en construction neuve ou en rénovation, il suit les plans de l’architecte ou établit les siens, puis organise son chantier de A à Z.

Dans la pratique, son travail consiste à :

  • Percer les maçonneries et ménager les passages pour la tuyauterie
  • Courber, dresser, former et cintrer les tubes (cuivre, zinc, plastique)
  • Poser et raccorder les appareils sanitaires : vasques, robinetteries, baignoires, évacuations
  • Mettre en service les installations et vérifier leur bon fonctionnement
  • Effectuer de la petite maçonnerie en fin de chantier
  • Assurer la réparation et la rénovation des installations existantes
  • Informer le client des règles de bon fonctionnement de son installation

Il exerce au sein d’une entreprise de second œuvre ou à son compte, seul ou en équipe, aussi bien chez les particuliers que sur des chantiers professionnels.

Quelle formation pour devenir installateur sanitaire ?

Pour devenir installateur sanitaire, le CAP Monteur en installations sanitaires (MIS) est le diplôme de référence. Accessible dès la troisième, il se prépare en deux ans, le plus souvent en apprentissage et suffit à entrer directement dans le métier. Pour ceux qui souhaitent aller plus loin ou se spécialiser, d'autres formations complètent ce parcours.

Niveau Bac :

  • Bac Pro Installateur en chauffage, climatisation et énergies renouvelables (ICCER)
  • BP Monteur en installations du génie climatique et sanitaire (MIGCS)

Mentions complémentaires :

  • MC Zinguerie, pour acquérir la double compétence plombier-zingueur
  • MC Maintenance des équipements thermiques individuels (METI), pour évoluer vers un profil chauffagiste

Si vous visez une montée en compétences rapide vers la climatisation ou les énergies renouvelables, le Bac Pro ICCER ou le BP MIGCS élargissent considérablement votre champ d’intervention, avec un accès à des chantiers plus complexes et des rémunérations en conséquence.

Devenez installateur sanitaire

Quelles sont les qualités requises pour devenir installateur sanitaire ?

Pour mener ses chantiers à bien, l'installateur sanitaire doit cultiver un ensemble de qualités techniques et humaines.

Qualités humaines indispensables

L’installateur sanitaire fait preuve d’une habileté manuelle constante, que ce soit pour cintrer un tube de cuivre ou ajuster un raccord dans un espace réduit. Rigoureux, il vérifie chaque connexion avant de refermer les parois : une erreur invisible aujourd’hui peut coûter cher dans six mois.

Il est aussi suffisamment autonome pour gérer un chantier seul, prendre des décisions techniques sans supervision permanente et s’adapter quand les plans ne correspondent plus à la réalité du mur.

Doté d’un bon sens du contact, il sait expliquer à un client ce qu’il a fait, pourquoi, et comment entretenir l’installation. La condition physique compte autant que la dextérité. Ce métier se pratique debout, accroupi, en déplacement, avec des charges à porter.

Compétences techniques incontournables

  • Maîtrise des matériaux et de leurs propriétés (cuivre, zinc, PVC, multicouche)
  • Lecture et interprétation de plans techniques
  • Techniques de soudure, cintrage et raccordement

Compétences techniques complémentaires

  • Notions de maçonnerie (perçage, rebouchage)
  • Bases en électricité pour les équipements sanitaires connectés
  • Connaissance des normes DTU applicables aux installations sanitaires

Quel est le salaire d’un installateur sanitaire ?

Dans ce métier, la rémunération progresse régulièrement avec l’expérience. Et les leviers d’évolution sont concrets.

  • En début de carrière, la fourchette s'établit entre 21 600 et 21 800 € brut par an, soit environ 1 430 à 1 450 € net par mois.
  • Après cinq années d'exercice, la rémunération évolue entre 26 200 et 32 500 € brut par an, ce qui représente 1 740 à 2 160 € net par mois.

Un installateur salarié bénéficie d’une rémunération stable et des avantages du CDI. Celui qui se lance à son compte fixe ses propres tarifs et peut viser des revenus sensiblement plus élevés, à condition de gérer l’ensemble de son activité.

La spécialisation a forcément un impact sur le salaire : un profil formé aux énergies renouvelables ou aux pompes à chaleur se négocie mieux qu’un généraliste aujourd’hui, et ces compétences sont appelées à devenir incontournables avec la transition énergétique.

Les perspectives d’évolution pour votre carrière

Le poste d’installateur sanitaire est rarement un terminus. Avec l’expérience, la hiérarchie du chantier s’ouvre vers chef d’équipe, puis chef de chantier, avec ce que cela implique de coordination, de responsabilités et de reconnaissance salariale. Certains évoluent vers des postes de conducteur de travaux au sein d’entreprises plus importantes, supervisant plusieurs chantiers en parallèle.

Beaucoup franchissent un autre cap, celui de l’indépendance. Créer sa propre structure dans ce secteur, c’est miser sur une demande qui ne faiblit pas. Les particuliers qui rénovent ne manquent pas, et un artisan fiable fidélise vite. Avec de l’ancienneté, certains complètent leur activité par de la formation ou du conseil technique auprès d’autres professionnels du bâtiment.

Quant aux spécialisations, les formations aux pompes à chaleur, au solaire thermique ou à la récupération d’eau ouvrent un segment en forte croissance, soutenu par la rénovation énergétique et les aides de l’État.

Votre futur environnement de travail

Pas de bureau, pas de poste fixe. L’installateur sanitaire change de chantier régulièrement, et c’est précisément ce que recherchent ceux qui choisissent ce métier. Les contextes d’intervention varient suffisamment pour que la routine ne s’installe pas vraiment.

Le véhicule utilitaire chargé de matériel devient un bureau roulant. On arrive sur place, on évalue la configuration, on adapte son intervention à ce qu’on découvre derrière les cloisons. Les surprises font partie du travail, et les résoudre aussi. Sur les chantiers de construction neuve, l’installateur côtoie d’autres corps de métier et doit composer avec leurs contraintes autant que les siennes.

Les conditions sont physiques et parfois inconfortables. On travaille dans des espaces exigus, sur des installations parfois vétustes, avec des imprévus qui remettent en question le planning de la journée.

Chez les particuliers surtout, vous êtes souvent le seul interlocuteur technique sur place. Vous expliquez ce que vous faites, vous conseillez sur l’entretien, vous gérez les questions imprévues. Ce contact humain régulier est une dimension que beaucoup apprécient, loin de l’image solitaire du professionnel penché sur ses tuyaux.

Avantages et inconvénients du métier d’installateur sanitaire

Comme tout métier du bâtiment, celui-ci a ses bons côtés et ses exigences. Mieux vaut les connaître avant de se lancer.

  • Un secteur qui recrute : les entreprises de second œuvre manquent de profils qualifiés. Décrocher un poste après un CAP MIS relève rarement du parcours du combattant.
  • Une vraie autonomie sur le terrain : une fois le chantier confié, l'installateur organise son travail, prend ses décisions techniques et livre un résultat concret. Peu de métiers manuels offrent ce niveau d'indépendance aussi tôt dans la carrière.
  • Un accès rapide à l'indépendance : après quelques années d'expérience, monter sa propre structure est une trajectoire courante et bien balisée dans ce secteur.

Inconvénients :

  • Une pénibilité physique réelle : positions inconfortables, port de charges, interventions dans des espaces exigus. Le corps est mis à contribution tous les jours.
  • Des urgences qui s'imposent : quand une canalisation lâche ou qu'un chauffe-eau tombe en panne, le téléphone sonne en dehors des horaires prévus. C'est une réalité du métier qu'il vaut mieux anticiper.©Monkey Business - stock.adobe.com

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