Quels sont les salariés éligibles au dispositif TransCo ?
Depuis le 1er février 2026, Transco (Transitions collectives) n'existe plus sous cette forme. La loi n°2025-989 du 24 octobre 2025 l'a remplacé, avec le dispositif Pro-A, par un nouveau cadre unique : la période de reconversion. L'article ci-dessous décrit le fonctionnement de Transco tel qu'il existait avant cette date.
Qu'était TransCo ?
Déployé depuis le 15 janvier 2021, TransCo (pour Transitions Collectives) était un dispositif mis en place par l'État pour aider les employeurs et les entreprises à anticiper les mutations économiques de leur secteur d'activité. Son objectif était d'accompagner les salariés vers une nouvelle vie professionnelle en facilitant un projet de reconversion grâce à une action de formation qui les orientait vers un métier porteur dans leur bassin de vie.
TransCo, quel public était concerné ?
TransCo s'adressait essentiellement aux salariés dont le poste était fragilisé et menacé de disparition, que ce soit en raison des évolutions technologiques ou des mutations économiques et environnementales auxquelles leur entreprise devait faire face. Plusieurs autres conditions étaient à remplir pour pouvoir bénéficier de ce dispositif donnant accès à une formation certifiante et à la concrétisation d'un nouveau projet professionnel.
Les conditions à remplir pour bénéficier du dispositif TransCo :
- le salarié devait être en CDI, en CDD ou sous contrat de travail avec une agence d'intérim
- le salarié devait justifier d'au moins 24 mois d'expérience sous ce statut, dont un minimum de 12 mois dans l'entreprise (ou avoir effectué 16 000 heures dont 600 heures dans une agence d'intérim)
- le salarié devait être accompagné par un conseiller en évolution professionnelle (CEP)
- l'entreprise devait conclure un accord de type GEPP (gestion des emplois et des parcours professionnels) afin d'établir une liste d'emplois fragilisés ; le salarié pouvait alors se positionner sur un métier porteur dans son bassin d'emploi
- le salarié devait se rapprocher d'un centre de formation afin d'adapter sa formation à ses compétences professionnelles
- le salarié devait avoir conclu un accord avec son employeur et bénéficier d'une autorisation d'absence pour suivre ses actions de formation.
Transitions Collectives finançait les coûts pédagogiques de la formation ainsi que le maintien de la rémunération du salarié. Les frais restants étaient pris en charge par l'entreprise du salarié, voire par l'entreprise qui l'accueillait à l'issue de son parcours de formation.
Pour se reconvertir aujourd'hui dans les mêmes conditions, le salarié doit se tourner vers la période de reconversion, le dispositif qui a pris le relais depuis le 1er février 2026.
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