Comment devenir vétérinaire - MaFormation

Comment devenir vétérinaire

Quatre écoles en France, des milliers de candidats chaque année. Devenir vétérinaire commence par l’un des concours les plus sélectifs du pays.
Mis à jour le , publié en août 2021
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Par L'équipe MaFormation

Médecin de la santé animale, le vétérinaire n’exerce pas seulement en clinique ou en cabinet. Il peut également travailler pour l’industrie agroalimentaire, l’industrie pharmaceutique ou dans les zoos et parcs animaliers. Si la plupart des vétérinaires soignent les animaux de compagnie, ils interviennent aussi auprès des animaux d’élevage, des NACS (nouveaux animaux de compagnie) et de la faune sauvage.

Quel est le rôle d’un vétérinaire ?

Ses patients ne peuvent ni décrire leurs symptômes ni localiser leur douleur. Le diagnostic repose donc sur l’observation clinique, les examens biologiques et une connaissance approfondie de l’anatomie animale.

Ses missions principales :

  • Diagnostiquer les maladies et effectuer les prélèvements biologiques nécessaires
  • Prescrire les traitements adaptés et réaliser les interventions chirurgicales
  • Détecter les risques de transmission de zoonoses
  • Conseiller les propriétaires sur la nutrition, le comportement et la prévention
  • Surveiller la qualité sanitaire des produits destinés à la consommation
  • Participer à des programmes de sauvegarde ou de réintroduction d’espèces

Quelle formation pour devenir vétérinaire ?

L’accès à la profession passe obligatoirement par l’une des quatre écoles nationales vétérinaires françaises, toutes recrutant sur concours : l’ENVT à Toulouse, VetAgro Sup à Lyon, Oniris à Nantes et l’ENVA à Maisons-Alfort.

Pour y entrer, la prépa BCPST (biologie, chimie, physique, sciences de la Terre) reste le passage le plus emprunté, en deux ans après le bac. La prépa ATS Bio s’adresse aux titulaires d’un BTS ou DUT scientifique. Les titulaires d’un master en biologie ou d’un diplôme de médecine, pharmacie ou chirurgie dentaire peuvent se présenter par le concours D. Un concours postbac ouvre également 160 places via une année de cycle préparatoire intégré directement dans l’une des quatre écoles.

Le cursus dure cinq ans. Les trois premières années combinent enseignements théoriques, travaux pratiques et formation clinique. La quatrième année valide le Diplôme d’Études Fondamentales Vétérinaires (DEFV). La cinquième mène à la soutenance de thèse et à l’obtention du Diplôme d’État de Docteur Vétérinaire (DEV), indispensable pour exercer.

Après le DEV, plusieurs spécialisations sont possibles : le Certificat d’Études Approfondies Vétérinaires (CEAV) en un an, le Diplôme d’Études Spécialisées Vétérinaires (DESV) en deux à trois ans, ou un internat suivi d’un résidanat pour les spécialisations cliniques les plus pointues.

Vous souhaitez travailler avec les animaux sans passer par les cinq années d’école vétérinaire ? Les formations d’auxiliaire vétérinaire qualifié (AVQ, niveau CAP, un an en alternance) et d’auxiliaire spécialisé vétérinaire (ASV, niveau bac, deux ans en alternance) sont toutes deux éligibles au compte personnel de formation (CPF). Ce sont des voies solides pour intégrer rapidement le secteur.

Devenez vétérinaire

Quelles sont les qualités requises pour devenir vétérinaire ?

Ce métier exige bien plus que l’amour des animaux, c’est souvent la première idée reçue à déconstruire avant de s’y engager.

Qualités humaines indispensables

Un vétérinaire passe une partie significative de ses journées à expliquer un diagnostic à un propriétaire inquiet, à annoncer de mauvaises nouvelles ou à rassurer sur un pronostic incertain. Cette dimension relationnelle demande un réel sens de la pédagogie et une bonne dose de diplomatie.

Face à un animal blessé ou apeuré, il fait preuve d’une patience et d’un sang-froid qui ne doivent pas fléchir même sous pression. Le sens de l’observation est fondamental dans ce métier : chaque observation compte, chaque détail peut orienter un diagnostic.

Il est aussi doté d’une bonne condition physique, particulièrement en milieu rural où les interventions en élevage sont physiquement exigeantes et peuvent survenir à toute heure.

Compétences techniques incontournables

  • Maîtrise des protocoles chirurgicaux et anesthésiques
  • Lecture et interprétation des examens biologiques et d’imagerie
  • Connaissance approfondie de l’anatomie et de la pathologie animale

Compétences techniques complémentaires

  • Notions de gestion administrative et comptable (exercice libéral)
  • Connaissance des réglementations sanitaires en vigueur
  • Maîtrise des outils de suivi médical informatisé

Quel est le salaire d’un vétérinaire ?

Avec un Bac+5 obligatoire et l’une des formations les plus sélectives de France, la rémunération des vétérinaires salariés est encadrée par une convention collective régulièrement revalorisée.

  • Un vétérinaire débutant touche entre 32 400 et 38 800 € brut par an, soit environ 2 100 à 2 500 € net par mois.
  • Après 5 à 10 ans d'expérience, la rémunération évolue vers 42 000 à 54 000 € brut annuels, soit 2 700 à 3 500 € net par mois.

Le statut est le facteur qui fait le plus varier les revenus. Un vétérinaire libéral installé peut dégager entre 50 000 et 120 000 € brut par an, voire davantage pour les cliniques spécialisées à forte fréquentation. La spécialisation joue également un rôle déterminant : les vétérinaires équins, les spécialistes NAC ou les chirurgiens vétérinaires affichent des tarifs bien au-dessus de la moyenne d’un généraliste en cabinet urbain.

Les perspectives d’évolution pour votre carrière

Le DEV n’est pas un point d’arrivée. Beaucoup de vétérinaires font évoluer leur pratique assez tôt, souvent dès les premières années d’exercice.

  • Ouvrir sa propre clinique : après plusieurs années d’expérience en tant que salarié, c’est la trajectoire la plus courante pour ceux qui veulent gagner en autonomie et en revenus.
  • Se spécialiser : chirurgie, dermatologie, NAC, équins, oncologie... chaque spécialité ouvre un marché plus restreint mais mieux rémunéré. La spécialisation passe par un CEAV ou un DESV après le DEV.
  • Intégrer la fonction publique : le concours d’inspecteur de la santé publique vétérinaire (catégorie A) permet d’exercer pour l’État, notamment dans les services de contrôle sanitaire et alimentaire.
  • Évoluer vers la recherche ou l’enseignement : en école vétérinaire ou en laboratoire, pour les profils attirés par la transmission des savoirs ou l’innovation thérapeutique.
  • Rejoindre l’industrie : agroalimentaire ou pharmaceutique, avec des évolutions possibles vers des postes à responsabilité ou des directions de département.

Votre futur environnement de travail

Le cabinet de ville et la grande exploitation agricole n’ont pas grand-chose en commun, et pourtant ce sont deux facettes du même métier.

En clinique urbaine, vous exercez dans un environnement technique et organisé, souvent en équipe avec d’autres vétérinaires et des auxiliaires spécialisés. Les consultations s’enchaînent, les urgences s’intercalent. La relation avec les propriétaires est centrale : vous passez autant de temps à soigner qu’à expliquer, rassurer, parfois annoncer de mauvaises nouvelles.

En milieu rural, le rythme différe. Vous intervenez sur le terrain, par tous les temps, souvent seul. Les animaux d’élevage ne se laissent pas toujours manipuler facilement et les interventions sont physiquement exigeantes. Les astreintes de nuit et de week-end font partie du quotidien, particulièrement dans les zones où la démographie vétérinaire est tendue.

Quelle que soit la structure, la charge administrative a pris de l’ampleur ces dernières années : gestion du dossier médical, traçabilité des médicaments, obligations réglementaires. Un aspect du métier que les études préparent peu.

Avantages et inconvénients du métier

Un métier qui conjugue sciences et terrain, avec en prime l’une des formations les plus sélectives du pays.

Avantages

  • Une diversité de terrains unique : Cabinet, élevage, industrie, zoo, armée : un même diplôme ouvre des trajectoires très différentes.
  • Un sens du travail immédiat : Contribuer à la santé animale et à la sécurité sanitaire alimentaire donne au métier une utilité concrète, mesurable au quotidien.
  • Des revenus significatifs à terme : En libéral installé ou en tant que spécialiste, les perspectives salariales sont parmi les meilleures des professions de santé.

Inconvénients

  • Un accès très sélectif : Les quatre écoles françaises forment un nombre limité de diplômés chaque année. Le concours est difficile et la prépa longue.
  • Des astreintes réelles : Urgences de nuit, week-ends, interventions en conditions difficiles. Le rythme peut peser sur la vie personnelle, surtout en zone rurale.
  • La charge émotionnelle : L’euthanasie fait partie du métier. Annoncer un pronostic sombre à un propriétaire attaché à son animal est un exercice qui ne devient pas anodin avec l’expérience.

Comment devenir vétérinaire à son compte ?

L’exercice libéral est le mode d’installation le plus répandu chez les vétérinaires expérimentés. Avant d’ouvrir un cabinet, l’inscription à l’Ordre National des Vétérinaires est obligatoire.

Plusieurs statuts sont possibles. La société civile professionnelle (SCP) est adaptée aux associations entre plusieurs vétérinaires qui souhaitent partager les charges et les revenus. La société d’exercice libéral (SEL) convient davantage aux structures plus importantes ou à ceux qui envisagent d’intégrer des associés non vétérinaires au capital. L’exercice en nom propre reste possible pour les installations solo, mais il expose davantage le patrimoine personnel.

Avant de se lancer, mieux vaut passer quelques années en salariat pour construire une clientèle de référence, affiner sa spécialisation et évaluer la viabilité économique de la zone d’installation envisagée. Les reprises de cabinet existant sont souvent plus rapides à rentabiliser qu’une création ex nihilo.

©WavebreakMediaMicro - stock.adobe.com

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