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Plus d'1 étudiant sur 2 stressé, déprimé ou en difficulté financière

Etudes et diplômes Le 11 December 2013

En France, le moral des étudiants est plutôt morose. La dernière enquête publiée par l'Observatoire de la vie étudiante (OVE) dévoile que 53% des étudiants se disent stressés, déprimés et affirment avoir des problèmes financiers.

Plus d'1 étudiant sur 2 stressé, déprimé ou en difficulté financière

Aujourd'hui, pour faire face aux difficultés économiques auxquelles ils sont confrontés, 46% des étudiants travaillent et pour plus de la moitié d'entre eux, il s'agit d'une nécessité financière. Entre les frais de scolarité, de logement ou de santé, 54% des étudiants déclarent ne pas s'en sortir financièrement. Même si une grande majorité (73%) choisit de travailler pour améliorer son niveau de vie, 19% des jeunes qui travaillent ont une activité rémunérée qui n'a aucun lien avec leurs études. Et pour un étudiant sur deux, l'impact sur les études est négatif.

La vie étudiante : stress, fatigue, déprime
39% des étudiants affirment être épuisés par le rythme à tenir et ce sont souvent les filières littéraires les plus touchées car 24 % des jeunes exercent une activité qui n'a rien à voir avec leur cursus. Plus de la moitié déclare également s'être senti stressé ou déprimé la semaine précédant l'enquête et 26% des étudiants parlent carrément d'isolement ou de solitude. En étudiant l'état psychologique des étudiants, l'Observatoire a aussi constaté qu'il varie selon la filière suivie. En effet, les élèves de classes préparatoires sont les plus nombreux à ressentir de la déprime (69 %) et du stress (64 %). Rythme soutenu, fatigue cumulée, études coûteuses ... En attendant, la situation est plutôt inquiétante dans la mesure où l'état de santé d'un tiers des étudiants est " pas, peu ou moyennement satisfaisant " et le fait de travailler pendant ses études en serait la cause.

Un manque d'assiduité chez les actifs.
Pour 69% des étudiants interrogés, l'activité qu'ils exercent leur permet d'acquérir de l'expérience professionnelle. Cependant, l'emploi du temps hebdomadaire des étudiants est plus chargé pour ceux qui exercent une activité rémunérée : ils totalisent en moyenne 52 heures d'activités hebdomadaires contre 49 heures pour ceux qui ne travaillent pas. Ainsi, même si le fait de travailler pendant ses études est favorable sur le plan professionnel, cela influe malgré tout sur l'assiduité en cours et bien évidemment sur la réussite à la fin du cursus.

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