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Le classement de Shanghai des universités critiqué en France

Etudes et diplômes Le 23 août 2012

Comme chaque année, les universités américaines trustent la tête du classement annuel de Shanghai publié le 14 août dernier. 20 universités françaises figurent tout de même au Top 500, dont la première, Paris-Sud, au 37e rang...

Le classement de Shanghai des universités critiqué en France

L'Université Jiao-Tong à Shanghai en Chine a une nouvelle fois publié son classement annuel des meilleures universités au monde ("Shanghai Academic Ranking of World Universities"). Comme à l'habitude, les universités anglo-saxonnes caracolent en tête du classement avec Harvard en 1ère place, Stanford en seconde position, le MIT (Massachussets Institute of Technology) en 3e, Berkeley (Californie) en 4e place et représentant l'Europe, l'Université britannique de Cambridge figure en 5e position.
Au final, les facultés US occupent 17 des 20 premières places. Pour nuancer ce palmarès, l'Université de Tokyo, 1ère faculté au Japon, s'est tout de même fait une place au 20e rang mondial et le Swiss Federal Institute of Technology Zurich figure en 23e place. 
Parmi les universités figurant au Top 500 de Shanghai, on retrouve ainsi, dans l'ordre, l'université Paris Sud (Paris 11) en 37e position, puis l'Université Pierre et Marie Curie (Paris 6), l'Ecole Normale Supérieure de Paris au 73e rang, puis l'Université d'Aix Marseille, Grenoble 1, Paris Diderot ou encore Strasbourg... 

Critiqué, notamment par la France 
Entre autres, on reproche à l'Université de Jiao-Tong d'avoir axé ses critères sur la recherche en sciences exactes et appliquées (résultat d'une démarche basée sur une observation approfondie) au détriment de l'enseignement prodigué, point fort des universités européennes selon leurs propres dires. Ainsi, le palmarès prend en compte le nombre de prix Nobel décrochés par les chercheurs et anciens élèves des universités, le nombre de médailles Fields (le "Nobel" des mathématiques) et les articles parus dans des revues scientifiques spécialisées (principalement anglo-saxonnes).
Selon la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche Geneviève Fioraso, les critères du classement sont "conformes à l'organisation des universités anglo-saxonnes et ne correspondent pas au fonctionnement européen". Toujours selon elle, "le classement de Shanghaï est surtout un outil marketing qui ne prend pas en compte les sciences humaines et sociales, ignore la qualité de l'enseignement et de critères comme le taux de réussite des étudiants, leur encadrement..."

Une question de taille
En tout, 500 universités ont été classées selon des critères très précis, qui valent chaque année à l'université de Jiao-Tong les mêmes critiques sur ses méthodes... Le classement de Shanghai compare en effet 1200 facultés selon 6 indicateurs, tous liés à la recherche. Mais 5 de ces indicateurs dépendent de la taille de l'université. Ainsi, plus le nombre de chercheurs dans une faculté est élevé, plus sa note l'est, malgré la qualité de l'enseignement prodigué. Pour le moment, la stratégie de regroupement des universités françaises et européennes pour être plus visibles à l'international donne ses premiers résultats. L'exemple avec Marseille qui a gagné 150 places.

Globalement, très peu de facultés d'Europe figurent dans les 200 premières du classement. Pour le moment, deux classements internationaux ont la faveur des médias : le Shanghai Academic Ranking of World Universities (lancé en 2003) et le Times Higher Education World University Ranking (2004). Aussi, l'Union Européenne compte bien établir son propre palmarès à partir de 2013, pour plus de transparence.

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