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Ingénieurs : bilan positif pour l'apprentissage

Etudes et diplômes Le 06 juillet 2012

Lancée en 1987 dans l'enseignement supérieur, la formation en apprentissage offre de belles perspectives aux ingénieurs. Un taux d'emploi élevé, des emplois durables, une formation solide... Employeurs et apprentis sont pleinement satisfaits, même si le dispositif ne séduit encore que 5% des étudiants.

Ingénieurs : bilan positif pour l'apprentissage

Qui sont les ingénieurs et de quelle(s) formation(s) sont-ils issus ? Six ingénieurs sur dix ont moins de 30 ans. La plupart ont obtenu leur diplôme d'ingénieurs en formation initiale ou sous statut étudiant et seulement 5% par le biais de l'apprentissage.

La promotion d'ingénieurs 2011 compte 71% de jeunes en activité. Seulement 18% étaient encore en recherche d'emploi au 31 décembre 2011, et 13% en poursuite d'études. 80% des ingénieurs ont le statut cadre. La profession se porte donc bien.Une progression constante

En 1987, la législation ouvrait l'apprentissage à l'enseignement supérieur. Depuis sa progression a été constante et le nombre d'apprentis a été multiplié par plus de 6 en 15 ans. Mais le poids des formations d'ingénieurs en apprentissage reste faible comparé aux écoles "classiques" : 1400 apprentis sur 26150 ingénieurs en 2002 (environ 5%).

"Mieux se préparer professionnellement" est le motif principal des futurs ingénieurs qui choisissent l'apprentissage plutôt que la filière classique. Rémunérés pendant leur formation, ils ont cependant une charge de travail plus lourde.

Des apprentis satisfaits 

Mais 78% des ex-apprentis recommandent malgré tout leur formation sans réserve. Ils expriment d'ailleurs davantage de satisfaction que les autres ingénieurs sur l'enseignement reçu

(+ 10 points), notamment en ce qui concerne les points suivants : "s'intégrer dans une organisation, à l'animer et à la faire évoluer", "opérer ses choix professionnels et s'insérer dans la vie professionnelle", "reconnaître ses besoins de formation et avoir la capacité de s'engager dans des apprentissages de façon autonome et à long terme", "prendre en compte les enjeux industriels, économiques et professionnels". Par ailleurs, les trois quarts des ingénieurs n'ont pas constaté de réticences à l'apprentissage. Au contraire, 80 % des ex-apprentis estiment que l'apprentissage n'a pas été un frein à leur progression.Une meilleure insertion à la clef

Sur les dix dernières années (2002 à 2011), l'insertion des ingénieurs passés par l'apprentissage a été un peu plus facile que celle des ex-étudiants explique le CNISF. Cela tient notamment aux liens qu'ils ont entretenu avec leur entreprise d'accueil, puisque celle-ci les a plus souvent recrutés en CDI (dans 41% des cas). On peut cependant émettre plusieurs objectifs : les ex-apprentis ont plus souvent acceptés de rester de leur entreprise tutrice, ils se sont montrés moins exigeants puisqu'ayant plus de difficultés à se faire embaucher ailleurs...

Pourtant, ils sont au final aussi bien lotis que les ex-étudiants.  Ils sont favorisés dans leur carrière, et s'insèrent mieux sur le marché du travail, et ce durablement. 70 % d'entre eux ont déjà été privilégiés par les recruteurs.

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