Conseils d'experts

Quotas de femmes en entreprise : le recul de l'Allemagne

Etudes et diplômes Le 25 février 2011

A son tour, l'Allemagne débat autour de la parité en entreprise. Pour ou contre la mise en place de quotas de femmes obligatoires à la direction des grandes entreprises ? Les avis divergent, mais pour le moment, la chancelière allemande Angela Merkel n'y est pas favorable et souhaite "laisser une chance" aux entreprises...

Quotas de femmes en entreprise : le recul de l'Allemagne

Le 3 février dernier, la ministre allemande de la Famille Kristina Schröder affirmait que les entreprises allemandes avaient jusqu'à 2013 pour "corriger d'elles-mêmes la sous-représentation des femmes dans les directions d'entreprises, après quoi une loi, si nécessaire, les y obligerait." Sauf que l'idée d'une loi est loin de faire mouche au gouvernement. Angela Merkel, la chancelière allemande, a elle-même déclaré ne pas soutenir l'idée d'un quota obligatoire selon l'Express. Pire, le sujet provoque un véritable débat entre hommes et femmes politiques pour le moment. On est donc encore loin d'un accord parfait.

Un état des lieux mitigé
Au rang mondial de l'égalité hommes-femmes publié dans le Global Gender Gap Report, l'Allemagne occupe la 13ème position, loin devant la France, seulement 46ème. Pour autant, la proportion de femmes au sein des comités directeurs des 200 grandes entreprises allemandes n'atteint que 3,2% selon Institut de recherche économique berlinois DIW (Deutsches Institut für Wirtschaftsforschung). Mais Angela Merkel souhaite malgré tout laisser une chance aux entreprises de rectifier le tir avant d'imposer une loi. Les entreprises ont donc jusqu'à 2013 pour cela, après quoi, une loi sera "à l'étude".

Multiples remous au gouvernement
Mais en attendant, c'est un peu "la cacophonie" au gouvernement évoquait récemment par le journal l'Express. D'un côté, la ministre de la famille Kristina Schröder du CDU (parti conservateur) veut contraindre les entreprises à se fixer elles-mêmes des quotas, de l'autre, Ursula Von der Layer, ministre de l'Emploi du même parti, veut imposer un quota de 30% femmes dans les directoires des entreprises cotées à bourse, à l'exemple de la France qui a imposé un taux de femmes de 40% en 2010. En mars, le gouvernement allemand rencontrera une trentaine de grandes entreprises du pays sur cette thématique. A voir s'il trouvera une solution qui convienne aux femmes et aux employeurs.

© ArTo - Fotolia.com

Partager sur

Facebook Twitter Google+ Linkedin Viadeo

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et des publicités liés à votre recherche d'emploi et mesurer l'audience du site. En savoir plus